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L'IEEE, l'Institute of electrical and electronical engineers, a officiellement reconnu le standard 802.11n, utilisé pour les réseaux sans fil à très haut débit.
Jusqu'à maintenant, le standard 802.11n, pour les réseaux sans fil offrant un débit d'au moins 100Mbps, n'était toujours pas officiel. Ainsi, tous les périphériques (routeurs, cartes réseaux, etc.) fonctionnant avec ce protocole n'ont pas exactement les mêmes caractéristiques. Le groupe qui l'a développé travaille exclusivement sur le 802.11n, mais fait partie d'un groupe plus grand, qui travaille sur tous les standards pour les réseaux sans fil («802.11»).
L'officialisation du standard est un gage de sa maturité; dans les deux dernières années, seulement quelques modifications mineures ont été apportées au standard et elle concernaient toutes des composantes optionnelles.
Bruce Kraemer, à la tête du groupe sur le 802.11n, a annoncé la nouvelle aux membres de son groupe par courriel. «Bien que le courriel ne véhicule pas les émotions, je souhaite remercier les centaines de membres du 802.11 qui ont contribué aux efforts [qui ont mené à l'officialisation du standard].»
La Wi-Fi Alliance offrira la certification 802.11n à compter du 30 septembre prochain. Les fabricants pourront donc faire tester leurs produits avant d'y apposer un sceau indiquant la conformité avec le standard, et donc la compatibilité avec tous les autres périphériques conformes.
Gabriel Rodrigue
Les déclarations de produits conformes au standard Epeat (Electronic Product Environmental Assessment Tool) se feront désormais pour 40 pays dont la France, et non plus seulement pour les Etats-Unis. Ce programme établit en effet depuis 2006 une base de données de produits électroniques décrits avec des critères environnementaux. Ces informations sont remplies directement par les fournisseurs. Avec l'extension internationale de cette base accessible en ligne, les entreprises clientes et les consommateurs sauront si les machines qu'ils souhaitent acquérir respectent aussi dans leur pays les critères environnementaux du programme.
Cela se traduit entre autres par l'ajout du pays dans les formulaires de recherche de produits sur le site. Mais pour cela, il n'a pas suffi à Epeat d'ajouter un lien vers la donnée « pays » de chaque produit dans sa base de données. En effet, quand un constructeur déclare par exemple que son PC ne contient pas de pièces de plus de 25 g en PVC, a priori, cette déclaration vaut dans tous les pays où le produit est vendu. Et dans la base, il suffit donc de valider le produit dans tous ces Etats. Mais Epeat tient aussi compte de certains services proposés par les constructeurs, comme la reprise ou le recyclage des matériels. Et dans ce cas, la validation du critère par pays ne peut être automatique. Le fournisseur doit confirmer qu'il assure la prestation décrite partout où il est présent pour que la validation fonctionne.
Epeat en appelle à toutes les bonnes volontés
La porte-parole d'Epeat, Sarah O'Brien, explique que cette démarche n'est que le début de l'ouverture du programme à l'international, qui espère en particulier attirer des acteurs locaux des TIC. « A la création, en 2006, nous avions 3 fournisseurs inscrits avec seulement une cinquantaine de produits. Aujourd'hui, nous comptons 35 inscrits et près de 1 300 produits. Mais nous avons ouvert une porte, et il va falloir assurer beaucoup de travail pour soutenir notre démarche. »
L'organisme réalise ainsi, par exemple, des vérifications aléatoires des déclarations des fournisseurs inscrits. Avec l'internationalisation du système, il va faire en sorte de former des personnes qui puissent s'occuper de contrôles locaux. Le standard doit aussi être mis à jour en fin d'année (il est révisé tous les trois ans). « Nous cherchons des gens pour soutenir le système en général », résume Sarah O'Brien. Epeat ne compte que quatre permanents, mais a la particularité de s'appuyer sur un grand nombre de participants externes qui garantissent la qualité et la neutralité du programme : des entreprises, des administrations (la ville de Portland où Epeat a son siège, par exemple), des associations de défense de l'environnement, etc. Et l'organisme compte bien en recruter davantage, dans le monde entier. « Nous convions tous ceux qui sont intéressés par le soutien à notre programme à participer, où qu'ils soient dans le monde », insiste Sarah O'Brien.
Emmanuelle Delsol
Après son ouverture aux développeurs début mars, l'App World de BlackBerry fait enfin ses débuts officiels. Il faut toutefois disposer d'un modèle de BlackBerry avec écran tactile et de la version 4.2 du système d'exploitation du smartphone.
Accessible depuis l'adresse fr.blackberry.com, App World permet de télécharger gratuitement ou d'acheter près de 1 000 applications (dont une dizaine en français) parmi lesquelles des jeux, des vidéos, des services Web et de géolocalisation, etc. Le tout à partir de 2,75 euros environ (pour les applications payantes) et uniquement via le système de paiement sécurisé PayPal.
L'App World est partagé en 13 thèmes (loisirs, jeux, productivité, réseaux sociaux...) avec un moteur de recherche et la possibilité pour les utilisateurs de noter les applications et de les recommander. Un système de sauvegarde en ligne, baptisé My World, permet de conserver un historique des applications téléchargées afin de les réinstaller.
Un droit d'entrée de 200 dollars pour les développeurs
Après l'App Store d'Apple ou encore l'Ovi Store de Nokia, c'est donc au tour de RIM de se lancer dans la fidélisation des utilisateurs via un kiosque d'applications en ligne. Depuis quelques années, le fabricant canadien tend en effet à élargir son offre à un large public avec des appareils multimédias (Facebook, jeux, etc.) comme le BlackBerry Curve.
Côté développeurs, RIM propose un jeu-concours, doté de 100 000 dollars de prix, allant jusqu'au 25 septembre 2009 afin d'encourager l'écriture d'applications pour sa plateforme. Suivant en cela les exemples de ses prédécesseurs, comme Microsoft qui a lancé son propre concours pour alimenter sa « marketplace » il y a quelques jours. Chaque développeur ou éditeur souhaitant diffuser son logiciel sur Blackberry App World doit payer un ticket d'entrée de 200 dollars, ce qui lui donne le droit de soumettre 10 applications.
Et l'heureux gagnant est... Avaya. L'équipementier réseaux et télécoms a conclu un accord avec Nortel pour racheter son activité entreprises de la région EMEA, pour 475 M$. En se plaçant en janvier dernier sous le régime du Chapitre 11, Nortel n'avait pas caché qu'il chercherait à vendre certains actifs. Cela offre en effet a priori une solution de continuité pour les clients et les technologies.
Avaya prend ainsi une position quasiment inexpugnable sur le marché des technologies voix (d'après Zeus Karravala du Yankee Group, Avaya serait numéro un devant Cisco, avec environ 25% de parts de marché contre 16%), et gagne au passage de nouveaux clients grands comptes et surtout des canaux de distribution, un axe majeur de sa politique ces derniers temps.
Olivier Rafal
Le Journal Officiel a publié le 8 juillet 2009 le décret de création de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) et dissout la DCSSI (Direction centrale à la sécurité des systèmes d'information) dont elle prend la place. Simple changement de sigle voire de rattachement hiérarchique comme l'administration en a le secret ? Pas du tout.
Cette transformation a été voulue par le rapport écrit en 2006 par le député de l'Essonne, Pierre Lasbordes, et reprise dans le Livre Blanc de la Défense.
Cette ANSSI a un rôle de maîtrise d'ouvrage clair, au delà du « conseil » délivré par l'ex-DCSSI, pour tout ce qui concerne la sécurité des systèmes d'information publics. La Direction Générale à la Modernisation de l'Etat (DGME), en charge de la supervision des SI d'Etat, est d'ailleurs représentée à la direction de l'ANSSI et sera de fait amenée à travailler étroitement avec cette nouvelle agence. L'ANSSI est également en charge de l'audit de sécurité de tous les SI publics.
Mais, au delà du secteur public, cette agence acquiert un rôle de certification des outils de sécurité (et des formations associées) qui concerne également les entreprises privées. Elle obtient notamment la responsabilité claire de la validation des dispositifs de signature électronique à valeur probante.
Enfin, en tant que promoteur des technologies nationales en matière de sécurité, elle servira les intérêts des fournisseurs français, tous privés. On peut donc espérer que les entreprises et administrations cesseront d'acheter des technologies américaines par défaut.
Bertrand Lemaire
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