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La crise économique, l'augmentation de la bande passante disponible et la recherche d'un comportement environnemental plus vertueux poussent entreprises et particuliers à organiser des vidéoconférences depuis leur fauteuil.
Selon le cabinet d'analyses In-Stat, le nombre d'utilisateurs de systèmes de vidéoconférence va exploser dans les quatre prochaines années. Il devrait être multiplié par six, passant de 63 millions d'utilisateurs dans le monde en 2010 à 380 millions en 2015.
Durant toute cette période, les conférences initiées depuis un ordinateur fixe ou mobile se multiplieront. Crise économique oblige, cet usage se développe à la fois chez les particuliers et dans les entreprises qui cherchent ainsi à réduire leurs coûts de déplacement tout en affichant un comportement plus respectueux de l'environnement.
C'est notamment le cas des grandes entreprises internationales pour qui les voyages d'affaires représentent un budget conséquent. En 2008, elles ont ainsi évité 2,1 millions de voyages, soit un montant de 3,5 milliards de dollars, en recourant aux différentes technologies de conférence à distance. "Dans les conditions économiques actuelles, les entreprises doivent s'interroger sur la nécessité de chaque rendez-vous en face à face" estimait à l'époque Robin Simpson, analyste du cabinet d'analyses Gartner.
Si Skype reste le leader incontesté sur le marché des particuliers, des indépendants et des PME, les logiciels de vidéoconférence destinés aux professionnels vont croître eux aussi. Ces outils sont souvent mieux adaptés (plus souples notamment) que les systèmes de visioconférence ou de téléprésence qui paraissent démesurés pour une réunion à deux ou à trois et nécessitent de réserver la salle dédiée. D'autant que l'augmentation de la bande passante disponible permet de multiplier les vidéoconférences au même moment, dans une même entreprise.
Parmi les nouveaux usages, les terminaux mobiles vont contribuer à étendre cette pratique à des situations et des lieux jusqu'ici inaccessibles. "Bien que les vidéoconférences depuis un terminal mobile de type smartphone ou tablette électronique émergent à peine, cet usage contribue notablement à la croissance du marché en 2011" constate Amy Cravens, analyste senior qui a mené l'étude. "Le marché des tablettes numériques devrait connaître une belle croissance car ces terminaux proposent un grand écran et sont faciles à manipuler" ajoute-t-elle.
Cette étude confirme le baromètre publié en 2010 par American Express selon lequel le budget voyage de 40 % des entreprises était alors en recul. A l'époque, 74% des entreprises déclaraient déjà faire appel aux nouvelles technologies pour rester en contact avec leurs salariés.
Le constructeur canadien de BlackBerry Research In Motion (RIM) a annoncé le lancement de deux nouveaux modèles du célèbre smartphone. Les Bold 9790 et BlackBerry Curve 9380 sont synonymes d'ouverture au grand public pour un terminal jusqu'ici étiqueté « professionnel ».
Les BlackBerry Bold 9790 et BlackBerry Curve 9380 embarqueront la dernière génération de l'OS de RIM, à savoir BlackBerry 7 OS. Dans la continuité de la gamme existante, le BlackBerry Bold 9790 est équipé d'un écran tactile haute résolution et d'un clavier tactile, RIM le présentant comme un modèle compact, mince, mais puissant. Celui-ci s'appuiera sur un processeur 1GHz et proposera 8Go de mémoire interne, qui pourra être augmentée de 32 Go de capacité de stockage par le biais d'une carte microSD.
La navigation web, l'utilisation d'applications variées, et la productivité font partie des usages phares, avec une composante « multimédia » sur laquelle RIM insiste plus particulièrement, signe d'une ouverture au grand public.
Curve 9380 en entrée de gamme
Le BlackBerry Curve 9380 se positionne quant à lui comme un modèle d'entrée de gamme. Il s'agit du première modèle de la gamme Curve à proposer un écran tactile. Doté d'un écran (de 3.2) de moindre résolution que le Bold, il proposera en natif différentes applications pour communiquer, gérer sa présence sur les réseaux sociaux, ou organiser sa veille d'informations : comme les applications BBM (BlackBerry Messenger), Facebook, Twitter et Social Feeds, applications qui permettent de gérer des flux RSS .
A noter que la date de disponibilité de ces deux modèles n'est pas encore connue.
Source : commentcamarche.net
Six mois après son introduction, Apple a désactivé, sans explication, une API d'iOS chargée de détecter les iPhone jailbreakés. Les fournisseurs de solutions de gestion de terminaux mobiles indiquent ignorer les raisons d'une telle décision, mais expliquent qu'ils peuvent utiliser d'autres méthodes pour détecter si un iPhone, un iPod ou un iPad a été modifié pour accepter d'autres applications que celles de l'App Store d'Apple.
Les outils de jailbreak constituent une sérieuse menace pour la sécurité des entreprises qui utilisent des smartphones (iPhone ou autres). En effet même si l'utilisateur final n'a pas l'intention de télécharger des programmes douteux, il reste complètement ignorant des logiciels malveillants dissimulés dans les applications non autorisées.
L'API désactivée par Apple faisait partie d'un ensemble d'API baptisé MMD (Mobile Management Device) destiné à faciliter la gestion des flottes d'iPhone dans les entreprises. Ces API étaient par exemple utilisées par des applications tierces comme AirWatch ou Afaria de Sybase, pour accéder directement aux fonctions et aux informations d'iOS ou du terminal mobile.
Mais avec l'arrivée d'iOS 4.2 fin novembre, l'API chargée de détecter les terminaux jailbreakés a été désactivée ou supprimée. Cet outil permettait aux applications MMD de vérifier si le système d'exploitation avait été compromis. Pour débrider les terminaux mobiles, les développeurs exploitent certaines failles pour modifier certains composants de bas niveau de l'OS afin d'autoriser le transfert de leurs propres applications ou celles de fournisseurs tiers. En octobre 2010, deux jailbreaks différents avaient exploité des vulnérabilités découvertes dans la Rom de démarrage d'IOS. Depuis trois ans, Apple lutte contre ce phénomène et avertit que le jailbreaking annule la garantie de l'appareil et risque endommager le smartphone.
Des tests de sécurité propres aux éditeurs
Auparavant, certains vendeurs de MMD avaient créé leurs propres tests détecter les jailbreaks, à l'image de ceux menés par les logiciels antivirus pour découvrir si un PC était infecté par un trojan. La fourniture de cette fameuse API par Apple leur donnait un accès direct aux informations sur le système d'exploitation. En théorie, le terminal iOS "avouait" s'il avait été jailbreaké, déclenchant ainsi des réponses automatiques telles qu'alerter le support technique ou interdire l'accès au serveur Exchange de l'entreprise.
« Nous l'avons utilisée quand elle était disponible, mais comme un complément », explique Joe Owen, vice-président en charge de l'ingénierie chez l'éditeur Sybase, qui propose l'outil de gestion et de sécurité pour mobiles. « Je ne sais pas ce qui a motivé cette suppression... » Dans la pratique, l'idée d'Apple d'utiliser une requête basée sur une API s'est avérée être beaucoup plus compliquée qu'il n'y paraît. «C'est un concept intéressant -
demander à l'OS de vous dire s'il a été compromis», poursuit Joe Owen. « Une attaque astucieuse pourrait toutefois commencer par changer cette partie précise de l'OS. Les jailbreaks dissimulent de mieux en mieux le fait que quelque chose a été compromis. » Lorsque cela se produit, l'API est trompée ou simplement incapable de détecter le jailbreak.
« [il] est peut être possible de détecter le jailbreak d'une version spécifique, mais ils [les éditeurs] seront toujours pris au piège, au jeu du chat et de la souris, s'ils veulent jouer avec les jailbreakers » explique Jeremy Allen, consultant en sécurité au sein d'Intrepidus Group. « Quels que soient les ajouts [dans l'OS] pour détecter les jailbreaks, s'il est nécessaire d'interroger le noyau pour être renseigné ce dernier doit rester accessible et peut toujours être modifié. Quelle que soit la manière d'appréhender le problème, si une méthode de détection est utilisée, une fois connue, elle peut être contournée. C'est un problème insoluble qu'on ne peut pas résoudre à 100%. »
Installer toutes les applications sans les payées
Pour un groupe d'utilisateurs doués en informatique, le jailbreaking est un exercice intéressant, sans même parler des questions de liberté individuelle, qui leur permet d'installer toutes les applications qu'ils souhaitent. Mais pour les entreprises, les terminaux mobiles iOS jailbreakés constituent véritablement une grave menace pour la sécurité.
« Quand un dispositif [mobile] est jailbreaké, l'objectif premier est de contourner ou de désactiver les composants du système d'exploitation et de la plate-forme qui maintiennent les applications dans un sas pour prévenir les défaillances et limiter les privilèges », écrit Jeremy Allen sur son blog consacré à la sécurité des plates-formes mobiles. « Avec ces terminaux, il pourrait être difficile, voire impossible, d'appliquer une politique de sécurité tant que les utilisateurs peuvent facilement contourner les mesures internes sans que les outils de gestion s'en rendent compte. »
Les fournisseurs de solution MMD tels que Good Technology, MobileIron et Sybase prétendent tous être en mesure de détecter les terminaux iOS jailbreakés sans l'API d'Apple. En règle générale, leurs agents sur l'appareil dialoguent avec les serveurs pour exécuter une série de tests ou tenter de faire des opérations strictement interdites par Apple, comme accéder à certaines fonctions bas niveau de l'OS. Si l'application peut exécuter ces tâches, elle comprend immédiatement que l'appareil est déplombé, et peut ensuite bloquer ou restreindre l'accès au réseau de l'entreprise.
Des utilisateurs inconditionnels du jailbreaking
Ces techniques ne sont toutefois pas infaillibles, prévient Jeremy Allen. « Ces méthodes ne peuvent pas être invoquées sans un degré élevé de confiance. Elles pourraient suffire dans de nombreux jailbreaks, mais pas tous », précise-t-il. « Je les vois comme des outils utiles, mais pas une solution globale. » Jeremy Allen encourage fortement les entreprises à utiliser une approche multicouche et surtout à être réaliste sur les risques encourus. «Je stresse toujours les utilisateurs [quant à l'importance] des risques avec le jailbreak. Je pense que les organisations doivent expliquer, dans un document interne la politique officielle, que le jailbreaking des terminaux n'est pas autorisé. Beaucoup d'utilisateurs ne sont tout simplement pas au courant des risques associés à l'exploitation d'un appareil jailbreaké. »
Compte tenu de l'ingéniosité des pirates aujourd'hui, les entreprises doivent reconsidérer leurs mesures internes en conséquence, met en garde Jeremy Allen. « En ce qui concernent les utilisateurs qui sont des inconditionnels du jailbreaking, et qui connaissent les risques encourus et les mécanismes de détection utilisés, il n'y a pas de solutions pour les repérer », conclut-il.
Serge Leblal avec IDG NS
Le fabricant de smartphone a annoncé l'acquisition de Cellmania, société spécialisée dans les applications mobiles et surtout leur distribution.
Sur le site de Cellmania, on peut lire que la société, fondée en 1999 à Moutain View , fait partie maintenant de Rim, fabricant des smartphones Blackberry . Cellmania est spécialisé dans les applications mobiles et plus particulièrement dans la mise en place de réseau de distribution de ces contenus.
Rim dispose déjà d'une boutique pour les applications sur ces smartphones, le Blackberry App World. A ce jour, plus de 6 500 applications sont disponibles, sans prendre en compte celles que les entreprises ne souhaitent pas rendre publique. La firme canadienne pourra donc s'appuyer sur les solutions et l'expertise de Cellmania dans ce domaine. Aucun montant sur l'opération n'a été annoncé.
Jacques Cheminat
Les détenteurs d'une version de Windows 7 professionnel préinstallée sur un ordinateur pourront continuer à rétrograder leur système d'exploitation en Windows XP jusqu'à 2020, a annoncé Microsoft. C'est la troisième fois que le numéro un des systèmes d'exploitation étend en partie la durée de vie de sa version XP.
Sorti en août 2001, Windows XP est toujours le système d'exploitation de plus d'un ordinateur connecté à Internet sur deux dans le monde – en partie en raison d'un taux de piratage important. Une popularité que Windows Vista, l'avant-dernière version du système d'exploitation, n'avait pas réussi à égratigner. Après avoir bénéficié d'un accueil bien plus favorable, la dernière version, Windows 7, a incité une part importante des utilisateurs à migrer, mais ne représente toujours "que" 20 % du marché.
C'est principalement pour éviter de freiner cette migration que Microsoft a décidé d'augmenter la durée de vie du "downgrade", cette procédure qui permet de rétrograder Windows 7 en XP. Originellement, cette manœuvre ne devait être possible que durant les six premiers mois après le lancement de Windows 7, mais l'entreprise annonce avoir prolongé la durée "pour soutenir le mouvement de migration sans précédent de nos consommateurs".
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