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Avaya rachète l'activité entreprises de Nortel EMEA pour 475 M$


Et l'heureux gagnant est... Avaya. L'équipementier réseaux et télécoms a conclu un accord avec Nortel pour racheter son activité entreprises de la région EMEA, pour 475 M$. En se plaçant en janvier dernier sous le régime du Chapitre 11, Nortel n'avait pas caché qu'il chercherait à vendre certains actifs. Cela offre en effet a priori une solution de continuité pour les clients et les technologies.

Avaya prend ainsi une position quasiment inexpugnable sur le marché des technologies voix (d'après Zeus Karravala du Yankee Group, Avaya serait numéro un devant Cisco, avec environ 25% de parts de marché contre 16%), et gagne au passage de nouveaux clients grands comptes et surtout des canaux de distribution, un axe majeur de sa politique ces derniers temps.
Olivier Rafal

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L'agence nationale pour la sécurité des SI officiellement créée


Le Journal Officiel a publié le 8 juillet 2009 le décret de création de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) et dissout la DCSSI (Direction centrale à la sécurité des systèmes d'information) dont elle prend la place. Simple changement de sigle voire de rattachement hiérarchique comme l'administration en a le secret ? Pas du tout.


Cette transformation a été voulue par le rapport écrit en 2006 par le député de l'Essonne, Pierre Lasbordes, et reprise dans le Livre Blanc de la Défense.


Cette ANSSI a un rôle de maîtrise d'ouvrage clair, au delà du « conseil » délivré par l'ex-DCSSI, pour tout ce qui concerne la sécurité des systèmes d'information publics. La Direction Générale à la Modernisation de l'Etat (DGME), en charge de la supervision des SI d'Etat, est d'ailleurs représentée à la direction de l'ANSSI et sera de fait amenée à travailler étroitement avec cette nouvelle agence. L'ANSSI est également en charge de l'audit de sécurité de tous les SI publics.


Mais, au delà du secteur public, cette agence acquiert un rôle de certification des outils de sécurité (et des formations associées) qui concerne également les entreprises privées. Elle obtient notamment la responsabilité claire de la validation des dispositifs de signature électronique à valeur probante.


Enfin, en tant que promoteur des technologies nationales en matière de sécurité, elle servira les intérêts des fournisseurs français, tous privés. On peut donc espérer que les entreprises et administrations cesseront d'acheter des technologies américaines par défaut.
Bertrand Lemaire

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La pandémie de grippe A remet le PCA sur le devant de la scène


L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé hier la première pandémie de grippe atypique du siècle. Et même si depuis, l'OMS ne cesse d'affirmer que le monde est "en position de force" pour faire face au virus A(H1N1), le Gartner rappelle que la situation implique plus que jamais pour les entreprises de s'assurer qu'elles disposent bien d'un plan de continuité d'activité près à être activé. Rappelons que le virus a contaminé pour l'heure 30 000 personnes à travers le monde.



Sur le plan des systèmes d'information et de la DSI, il est notamment important d'identifier les ressources humaines critiques, dont les compétences sont nécessaires au maintien en conditions opérationnelles des processus métiers clés supportés par le système d'information. Leur remplacement doit également être anticipé, dans le cas où ces personnes étaient amenées à tomber malade. Parallèlement, il est bon de rappeler aux équipes certaines pratiques d'hygiène de base (se laver les mains…), en attendant un éventuel vaccin.



Naturellement, il sera nécessaire de s'assurer qu'au cours de la période potentiellement critique, les personnes compétentes (qu'elles soient ou non issues de la DSI) pourront continuer à accéder aux applications. Pour le Gartner, le système d'information doit pouvoir continuer à fonctionner avec environ 40% du personnel technique absent, ce qui correspond au taux d'individus malades envisagées par l'OMS dans le pire des scénarios.



Dans le pire des cas, mieux vaut d'ailleurs avoir mis en place un système d'information miroir, avec une réplication des applications les plus critiques sur un ou plusieurs sites distants. Une solution qui peut s'avérer utile en cas de niveau de pandémie important sur les sites principaux.



"L'existence d'un centre de secours géographiquement distant du centre de production, répond à de multiples problématiques de sinistres à dimension régionale, qu'il s'agisse par exemple de coupure d'énergie, de catastrophe naturelle, et de pandémie", nous confiait récemment Jean Salessy, RSSI de la banque marseillaise Martin Maurel (lire l'interview du 27/05/2009 : Jean Salessy : "En cas de pandémie, nous pouvons basculer sur notre site de secours").

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Les avocats autorisés à endosser le rôle de CIL


Les cinquièmes assises du Correspondant informatique et libertés se sont déroulées hier, mercredi 10 juin, en présence d'Alex Türk, président de la Cnil. Organisée par l'AFCDP (Association des correspondants à la protection des données personnelles), cette journée a accueilli dix pays et 150 experts de la protection de données qui ont tenté d'esquisser la silhouette du « CIL du futur ».

Les avocats sont désormais autorisés à endosser le rôle de CIL. « Le contenu juridique et le caractère indépendant par nature de la mission du CIL font de l'avocat un intervenant naturel susceptible, à l'évidence, de prendre en charge une telle fonction », avait plaidé Guillaume Le Foyer de Costil, membre de la Commission des Règles et Usages, à l'Assemblée nationale en mars dernier. C'est cette position qu'a suivie le Conseil national des Barreaux en complétant son règlement intérieur national (RIN). Celui-ci est désormais doté d'un artivle 6.2.2 organisant l'activité de CIL par les avocats. La compatibilité entre les principes essentiels auxquels sont astreints les avocats et la mission du CIL est néanmoins susceptible de poser des difficultés : les avocats CIL doivent en effet concilier des principes fondamentaux comme le respect du secret professionnel avec l'obligation de signaler la commission d'infractions dans le cadre du traitement de données. La Cnil a cependant tenu a rassurer la profession en soulignant qu'aucune obligation de dénonciation ne planerait sur les avocats remplissant une mission de CIL.

Les CIL peut-être bientôt obligatoires et mieux formés

Ces assises étaient également l'occasion de dresser un bilan du CIL en Europe. L'Hexagone accuse encore un certain retard dans ce domaine. D'autres pays comme l'Estonie, la Hongrie, la Slovaquie ou la Suède ont opté pour le régime CIL avant la France, où ce statut existe seulement depuis 2005 (suite à la transposition d'une directive de 1995). Il reste facultatif, alors qu'en Allemagne cette fonction est obligatoire pour les organismes de plus de neuf employés depuis 32 ans. La Suède remporte la palme du pourcentage le plus important de CIL dans les entreprises, avec 1,21% contre 0,23% en France.

Alex Türk a réitéré son message envers les collectivités et les banques, les encourageant à se doter d'un délégué informatique et libertés. Le président de la Cnil s'est appuyé sur le rapport « La vie privée à l'heure des mémoires numériques », rédigé par deux sénateurs. Paru il y a une semaine, ce rapport comprend quinze volets dont un portant exclusivement sur le CIL. Les deux sénateurs, Anne-Marie Escoffier et Yves Détraigne, plaident pour « rendre obligatoire les correspondants informatique et libertés dans les structures publiques et privées de plus de cinquante salariés ».

La formation (juridique, organisationnelle et technique) ainsi que la professionnalisation des CIL étaient également au coeur des débats. Aux Pays-Bas comme en Suisse, le correspondant dispose de moyens humains (assistant) et matériels (locaux, équipements informatiques) et en Slovaquie leur formation est obligatoire. Le délégué général de l'AFCDP, Xavier Leclerc, a présenté une étude réalisée auprès des CIL membres de l'association qui révèle que 63% des personnes interrogées pensent qu'un contrôle des connaissances est primordial.
Miléna Nemec-Poncik

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Rappel massif de batteries chez HP


Sécurité - Pas moins de 70 000 de ces composants sont rappelés aux Etats-Unis pour risque de surchauffe voire d'incendie.

La longue liste des rappels massifs de batteries pour PC portables potentiellement dangereuses s'allonge encore un peu plus. Cette fois c'est HP qui annonce le rappel de pas moins de 70 000 de ces composants aux Etats-Unis. Ces batteries lithium-ion fabriquées en Chine ont été commercialisées aux États-Unis entre août 2007 et mars 2008.

Le problème est toujours le même : en surchauffant, ces batteries peuvent blesser les utilisateurs, voire s'enflammer. D'ailleurs, deux cas d'incendie ont été signalés. La US Consumer Product Safety Commission (CPSC) vient donc de publier un communiqué annonçant la procédure de rappel mise en place par HP. La CPSC est très claire sur le sujet : "les consommateurs devraient arrêter immédiatement d'utiliser les produits rappelés, à moins, qu'ils aient reçu d'autres instructions".

Remplacement gratuit

Les possesseurs d'ordinateurs HP Pavilion dv2000, dv2500, dv2700, dv6000, dv6500, dv6700, dv9000, dv9500, dv9700, Compaq Presario A900, C700, F700, V3000, V3500, V3700, V6000, V6500, V6700, HP G6000, G7000 et HP Compaq 6720s sont donc invités à contacter service client de Hewlett Packard pour obtenir une batterie de remplacement gratuite.

Rappelons que fin 2008, c'est HP, Dell et Toshiba qui annonçaient le rappel de 100 000 batteries fabriquées par Sony équipant des PC portables suite à l'envoi de 40 rapports de surchauffe aux Etats-Unis. Et en 2006, ce sont des millions de batteries Sony, équipant les PC de plusieurs grands constructeurs, qui ont dû être rappelées pour les mêmes risques.
Olivier Chicheportiche

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